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Retour sur Terre

28 Mai 2013 , Rédigé par Olivier

Le 23 mai, le réveil est désagréable et à 7 h 30 je file dans la tente des sherpas boire quelques liquides. A 8 h 30 je quitte C4 en regardant le sommet clair et proche d’où descendent ceux dont j’envie la nuit…

Je descends avec le reste de ma bouteille d’O2 qui tiendra jusqu’à C2. Au début ca va bien et il n’y a que quelques sherpas qui viennent démonter les camps d’altitude. A C3, il ne reste que des vestiges

En bas de la pente du Lhotse, le mort croisé la veille se fait emporter par l’hélico… J’ai pas eu ce que j’espérais mais je redescends entier !

La partie plate use mes dernières forces et encore une fois j’écorche ma combinaison avec les crampons. Un peu plus loin je perds un crampons sans m’en rendre compte. Les sherpas qui suivent ont le bon sens de le ramasser et de trouver « la Cendrillon » qui chausse du 45 !

A 12 h 30, j’arrive exténué à C2 où il n’y a que Tendy qui s’ennuie comme un rat mort dans uncamp qui a perdu nombre de ses tentes. Du liquide et je tombe dans ma tente. Le big boss qui apprend l’échec de son sherpa est bien gêné de la situation ! A 18 h, je ne prends que du sucre avant de filer au lit alors qu’Arjeep n’est toujours pas arrivé.

Le 24, lever à 7 h 30 pour laisser sécher le duvet avant de l’emballer. L’ambiance est très calme et le seul objectif est de descendre au plus vite. Arjeep décolle le premier mais on le rattrapera dès C1 avant de le distancer. Je suis chargé au maximum (15 kg) alors que Passang qui n’est pas remis doit porter près du double…

La neige a fondu et les crevasses se sont ouvertes avec des échelles plus longues. Maintenant les échelles, c’est une formalité. J’évite toujours de regarder plus profond que la pointe des crampons pour ne pas attraper de vertige… A C1, on dépasse notre indien et on commence la descente de l’Ice Fall. Les éboulis ont bien amélioré le sentier mais il ne faut pas trainer. Le passage des 3 échelles verticales ne s’est pas arrangé et le gros bloc menace plus que jamais.

Descente de la Combe Ouest - les crevasses s'agrandissent
Descente de la Combe Ouest - les crevasses s'agrandissent
Descente de la Combe Ouest - les crevasses s'agrandissent
Descente de la Combe Ouest - les crevasses s'agrandissent
Descente de la Combe Ouest - les crevasses s'agrandissent
Descente de la Combe Ouest - les crevasses s'agrandissent

Descente de la Combe Ouest - les crevasses s'agrandissent

Dans l'Ice Fall, les blocs sont dans tous les sens
Dans l'Ice Fall, les blocs sont dans tous les sens
Dans l'Ice Fall, les blocs sont dans tous les sens
Dans l'Ice Fall, les blocs sont dans tous les sens
Dans l'Ice Fall, les blocs sont dans tous les sens
Dans l'Ice Fall, les blocs sont dans tous les sens

Dans l'Ice Fall, les blocs sont dans tous les sens

On a soif et on est crevés. Il y a de nombreuses pauses et on suce les glaçons sur le bord du chemin. La glace et la neige fondue forment un mélange qui devient de plus en plus sale et liquide au fur et à mesure qu’on s’approche de la partie plane.

En bas de la cascade neige et glace fondent
En bas de la cascade neige et glace fondent
En bas de la cascade neige et glace fondent
En bas de la cascade neige et glace fondent

En bas de la cascade neige et glace fondent

Au camp de base, tout a changé. Le niveau du sol a baissé de plus d’1,5 m par endroit ! Les tentes ont protégé le sol du réchauffement, mais ailleurs la glace à fondu et des creux se forment partou On pose les sacs à 13 h et après quelques verres d’eau, c’est la première bière « Népal Ice » qui marque la fin de la privation ! L’après-midi, c’est la préparation des sacs pour l’évacuation du lendemain. Le téléphone rechargé, il est temps de rassuré les proches sans nouvelles depuis trop longtemps. Le soir, après un copieux dal bhat, c’est un gros gâteau à la crème qui célèbre le sommet de l’indien. Il y a aussi du vin mousseux et à les voir faire, ils n’ont pas l’habitude des bouchons qui sautent !

Il parait qu’Arjeep est le premier indien de l’état de New Delhi à atteindre le sommet et que grâce à son assistant qui le suit depuis le camp de base, il a déjà fait la une de plusieurs journaux … L’argent ne lui manquant pas, il se montre très généreux lors de la distribution des pourboires. Le lendemain, les miens seront bien moins intéressants !

Le camp de base s'affaisse complètement
Le camp de base s'affaisse complètement
Le camp de base s'affaisse complètement
Le camp de base s'affaisse complètement

Le camp de base s'affaisse complètement

L'équipe d'Arjeep : 1 assistant et 2 bons sherpas

L'équipe d'Arjeep : 1 assistant et 2 bons sherpas

La nuit est assez mauvaise car je n’ai pas encore digéré mon échec... Au milieu des nombreuses avalanches de la nuit, quelques sherpas sont remontés finir le démantèlement de C2. Le 25 ressemble à une journée de guerre : dès 6 h les premières caravanes de yacks font disparaitre de nombreux camps et à partir de 8 h c’est un ballet continu d’hélicos qui emporte les clients sur Lukla pour une correspondance sur KTM. Notre vol prévu à 10 h va se faire attendre jusqu’au lendemain …Comme dans les camps voisins, les sherpas passent la journée à démonter notre camp. En début de nuit je suis réveillé par des chants. Une bonne partie des sherpas encore présents fêtent « les vacances » !

Le 26 mai, tout fout le camp ...
Le 26 mai, tout fout le camp ...
Le 26 mai, tout fout le camp ...
Le 26 mai, tout fout le camp ...
Le 26 mai, tout fout le camp ...
Le 26 mai, tout fout le camp ...

Le 26 mai, tout fout le camp ...

Histoire de ne pas tout rater, j’aurai voulu participer au marathon de l’Everest. 60 ans après la première, ca aurait été une belle façon de finir cette expédition, mais à 1000 $ la participation, ça fait trop cher du kilomètre ! Le 26 on se lève à l'aube pour l’hélico de 7 h et ce que je pense être un vol rapide... Pendant ce temps, 30 yacks et quelques porteurs emportent le camp pour être stocké dans les villages plus bas.

Nous, on décolle à 10 h 30 (Arjeep, son assistant et moi) mais on atterri 5 min plus tard et 800 m plus bas à Pheriche. L’hélico remonte alors au camp de base chercher un autre trio. Le manège durera toute la matinée jusqu’à ce que le camp soit vidé de ses occidentaux pressés. A midi, le brouillard qui monte dans la vallée interrompt les navettes de la seconde rotation : Phériche – Lukla (aéroport à 40 km et 1000 m plus bas). Là on doit s’entasser à 6 / vol puisque l’air est plus dense. On arrive à Lukla en début d’après midi et on se groupe avec 3 autres personnes pour notre vol privé vers Kahtmandu. A 400 $ / tête pour une heure de vol, c’est un bon investissement car les vols réguliers des compagnies aériennes ont été annulés pendant plusieurs jours à cause des nuages. On décolle après 17 h, quand le pilote n’a plus rien à faire sur le secteur. On arrive enfin à KTM après une longue journée de patience …

FIN de l'expédition ...

Des heures d'attente pour le retour sur KathmanduDes heures d'attente pour le retour sur Kathmandu
Des heures d'attente pour le retour sur Kathmandu

Des heures d'attente pour le retour sur Kathmandu

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